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Flânerie sur pixel #2
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dans blog — ywb le 1 avril 2011 à 14 h 50 min

Ma flânerie de ce mois d’avril s’avère être un vrai petit bijou d’orfèvre ludique, une de ces perles que l’on ne peut trouver qu’en… Australie (désolé pour ceux qui ne font que balbutier l’anglais, voire le maugréer… Du nerf ! C’est un excellent apprentissage linguistique).

Ce jeu s’appelle Scarygirl.

Attention! Ce jeu requiert du temps. Il est donc parfaitement adapté aux personnes qui doivent passer au moins deux heures au lavomatique de façon hebdomadaire. Scary Girl est une adaptation d’un livre de l’illustrateur Nathan Jurevicious, particulièrement connu pour ses créations en matière de Toy design. C’est un univers bigarré, aux couleurs flamboyantes, mais teinté de noirceurs cauchemardesques, un bestiaire poétique propice à la délectation visuelle. Inclassable, personnel, c’est un pot-pourri d’influences, ici des visages abstracto-dépressifs du street-artist Barry Mc Gee, là des personnages empruntés à Alice au pays des merveilles, pour un tout assez proche de l’atmosphère gothico-cartoonesque du Coraline d’Henry Selick. J’aurais pu tout simplement dire que c’est très Tim Burtonesque…mais vu les navets qu’il a produits dernièrement, on en viendrait presque à oublier que c’est le créateur d’Edward aux mains d’argent.( Donc désolé Tim, mais tant que tu produiras des films pour Walt Disney, tu ne feras plus partie de mes références, et ça doit sûrement te faire une belle jambe). Nathan voyage aussi beaucoup et porte un grand intérêt aux rituels des religions et des familles d’où la multitude d’influences et de mariages d’idées originaux.

L’histoire est assez simple: l’héroïne, mi petite fille, mi petite pieuvre se donne pour mission de retrouver l’homme qui apparaît dans ses rêves, Mr Peut-être (Mr Maybee). Aidé par un cousin de Paul le poulpe, d’un Lapin Blanc et d’une geisha mutine et fourbe, elle traversera terre, ciel, et mers pour trouver la réponse.
C’est surtout un jeu de plateforme protéiforme, planté au sein de décors prodigieusement colorés, et très imaginatifs. Le game-play offre de nombreuse possibilités de déplacement, nage, course, sauts, glissade, moto, feuille géante, et j’en passe. Personnellement, étant donné que je préfère la marche à tongue au footing en baskets, j’ai choisi l’option facile, celle du touriste en pantoufles. J’ai dû rapidement me résoudre à enfiler mes tennis pour franchir les obstacles, prétendument « faciles ».


L’habillage musical est tout à fait adapté à l’univers visuel, vaporeuse, fourmillant de petits sons bizarres et lunaires. Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, les indices sont donnés sous forme de petites animations qui donnent les directions nécessaires pour avancer. Par ailleurs, le joueur a la possibilité de sauvegarder sa partie, et d’y revenir quand il veut, en laissant son adresse mail. Scarygirl, résolument de bonne facture, propose en plus des minis jeux d’arcades ingame, pour ceux qui se lassaient du lavomatique et qui maintenant s’ennuieraient au jeu (décidément, ces personnes ne sont guère faciles à satisfaire).

Seuls 2 petits bémols pourraient venir ternir un tableau si charmant : d’une part, il peut arriver que le jeu demande des ressources que votre ordinateur ne peut lui donner. C’est très rare, mais quand ça arrive, il vaut mieux arrêter le jeu, et se lancer dans une petite séance de yoga (il paraît qu’exercer le yoga dans un lavomatique s’avère très relaxant). D’autre part, la fin du jeu est un peu décevante (c’est le moins qu’on puisse dire).

Ce jeu est donc hautement recommandable. Ouvrez grands les yeux, et bon footing visuel !

Un commentaire »

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  1. avatar
    Battling

    posté le 1 avril 2011 @ 16 h 29 min

    J’ai adoré le petit film d’accueil puis ai commencé à me gratte la tête pour comprendre les consignes d’animation du jeu pour finir par m’arracher les cheveux à comprendre comment grimper cette nondudju d’échelle après avoir dévorer les poissons sur le lit et tenter d’assommer le petit robot volant qui collait un peu trop à mon affreux mais adorable avatar.
    En fait donc, les ressources sont peut-être demandées à l’ordinateur mais très certainement au joueur qui , s’il est fainéant comme moi, va voir ailleurs…
    Merci à Ymb pour cet intermède.

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